Quelles raisons peuvent mener un homme à se dire proféministe et que peut-il faire pour aider le mouvement féministe ?
La chanson sans peur (« Cancion sin miedo »), ci-dessus, est un hymne féministe écrit par Vivir Quintana, une magnifique apologie des femmes qui se soulèvent au Mexique, des filles de Sonora aux femmes armées du Chiapas, ainsi qu’un vibrant hommage aux nombreuses victimes de viols et de féminicides.
Un préjugé tenace ne cesse d’être colporté concernant la période du Paléolithique...
La science n’échappe pas aux fluctuations idéologiques difficilement extirpables des contextes sociaux dont elles sont à la fois origine et débouché. L’anthropologie et la préhistoire ne font pas exception. Tout au long des XVIIIe et XIXe siècles, naturalistes et anthropologues instrumentalisent les indigènes qui jouent tour à tour le rôle du chaînon manquant, de l’ignoble sauvage ou, parce que « le moins homme », du noble sauvage.
Le documentaire Petite fille, récemment diffusé sur Arte et unanimement célébré par les médias de masse, manque cruellement de recul et de critique quant aux conséquences de la prise de bloqueurs de puberté chez un enfant de sept ans et aux répercussions pour tout être humain de grandir dans une société où l’asymétrie des genres façonne notre identité.
Voici un récit à propos du pire récit jamais raconté. C’est celui que l’on vous raconte s’il a été décidé à votre naissance que vous deviez grandir pour devenir un vrai garçon et, un jour, un vrai homme. Cette décision a été prise à la va vite, après une simple inspection visuelle de votre entre-jambes de nouveau-né. Et personne ne vous a demandé votre avis puisque vous veniez tout juste de naître. Pourtant, cette décision allait déterminer une grande partie de votre vie, peut-être même sa plus grande partie.
Roswitha Scholz est une théoricienne marxienne dont les analyses de l’économie politique renouvellent celles élaborées par le groupe allemand Wertkritik qui se définit comme une critique radicale de la valeur. Un recueil de ses différents articles intitulé Le sexe du capitalisme est publié aux éditions Crise & Critique.
Le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, des amies abolitionnistes du système prostitutionnel ont été insultées, agressées, menacées par des hommes et des femmes qui pensent, croient, hurlent, que la prostitution est un travail et le proxénète un chef d’entreprise. Voici le témoignage de l’une d’entre elles, survivante du système prostitueur
Dans une société policée, civilisée, aliénée, où la majorité de la population est éduquée en vue de se soumettre, d’éviter et de fuir les conflits, l’hypocrisie, l’obséquiosité, la flatterie sont de mise. D’autant plus à ce stade du capitalisme qui tire profit de la psychologisation des sentiments empathiques pour s’aliéner les consommateurs. C’est pourquoi nommer les choses par leur nom, sans tourner autour du pot, est perçu par beaucoup comme une agression.
J’entends souvent dire que nous vivons dans des sociétés pacifiées et pacifistes, où le culte de la paix est si ancré que toute violence est condamnée, et que le progrès nous a permis d’inventer une société sécurisée et moins violente que par le passé. À bien y réfléchir, il me semble que beaucoup confondent paix et soumission.