Dans les pages qui suivent, je vais tenter de démontrer pourquoi le mythe du suprématisme de l’humain adulte mâle, étalon de mesure de toute chose, est le produit de la domestication. Ce mythe, dont la prétention est de se libérer de la fragilité et de la mortalité de la chair, s’appuie sur des institutions et des techniques de domination.
Dans un monde où les bourgeois avides usent de leur autoritarisme pour quelques billets de plus, où la domestication de tous n’amène qu’à la jouissance de quelques-uns...
Chronique radio rédigée en novembre 2018 (par Ana Minski) Tout au long du Pléistocène — plus de 2 millions d’années —, des espèces de grandes et petites tailles disparaissent, se réfugient dans d’autres zones géographiques ou sont supplantées […]
Aqueducs, moulins à eau, barrages… par Ana Minski Une rivière est un corps d’eau vivante, une vouivre sombre et scintillante qui parcourt, de sa source à son estuaire, des montagnes, des gorges, des plaines, des forêts, des estives, […]
Les éditions La découverte ont récemment publié l'ouvrage de Kyle Harper, Comment l'Empire romain s'est effondré, le climat, les maladies et la chute de Rome. Kyle Harper, professeur d'histoire à l'université d'Oklahoma...
Sous les pavés, la sauvageresse (par Ana Minski) Extrait d’un essai critique de la civilisation disponible prochainement chez M-editeur La civilisation est une culture humaine spécifique née de l’accrétion de techniques autoritaires. Elle trouve ses chiffres de noblesse […]
Dans La Recomposition des Mondes, une BD remarquable témoignant de son vécu et de la vie quotidienne du peuple de la ZAD Notre Dame des Landes, Alessandro Pignocchi prend le temps d’une quinzaine de pages sur la centaine que comporte l’album pour nous expliquer que « la nature n’existe pas ». Au cours de ces pages lumineuses et drôles, la nature est dépeinte comme une construction conceptuelle occidentale, une notion qui par son existence même nous en exclue, vouant la nature à n’être finalement qu’un objet « distant et désincarné, ressource ou sanctuaire ».
"Nous, peuples autochtones, sommes unis maintenant, mais cela nécessite une unité mondiale, une conscience mondiale. Par conséquent, nous avons parlé d'une "alliance mondiale", une alliance entre les peuples autochtones et d'autres frères non autochtones, conscients que nous devons tous ensemble construire de nouvelles voies."
Homo domesticus, une histoire profonde des premiers États, de James C. Scott, est paru aux éditions La Découverte en 2018. Dans la suite de cet article, sauf indication, les citations sans note de renvoi en sont tirées.