Dans une série d’articles consacrés au progrès technologique, l’historien Christopher Lasch note qu’il y a peut-être quelque chose de profondément irrationnel au cœur de ce qu’on tient pour l’entreprise rationnelle par excellence.
Voici un récit à propos du pire récit jamais raconté. C’est celui que l’on vous raconte s’il a été décidé à votre naissance que vous deviez grandir pour devenir un vrai garçon et, un jour, un vrai homme. Cette décision a été prise à la va vite, après une simple inspection visuelle de votre entre-jambes de nouveau-né. Et personne ne vous a demandé votre avis puisque vous veniez tout juste de naître. Pourtant, cette décision allait déterminer une grande partie de votre vie, peut-être même sa plus grande partie.
Le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, des amies abolitionnistes du système prostitutionnel ont été insultées, agressées, menacées par des hommes et des femmes qui pensent, croient, hurlent, que la prostitution est un travail et le proxénète un chef d’entreprise. Voici le témoignage de l’une d’entre elles, survivante du système prostitueur
J’entends souvent dire que nous vivons dans des sociétés pacifiées et pacifistes, où le culte de la paix est si ancré que toute violence est condamnée, et que le progrès nous a permis d’inventer une société sécurisée et moins violente que par le passé. À bien y réfléchir, il me semble que beaucoup confondent paix et soumission.
Bianca Cendrine Bastiani, dans son roman autobiographique Cendrillon du trottoir, publié chez JDH éditions, retrace sa descente aux enfers dans le milieu de la prostitution, de la pornographie et du BDSM (Bondage, Discipline, Sadisme et Masochisme).
Dans Le fermier et l’accoucheur, Michel Odent identifie plusieurs similitudes entre l’industrialisation de l’élevage et l’industrialisation de la naissance. L’une et l’autre évoluent parallèlement au cours du 20ème siècle. Elles imposent centralisation et standardisation, entraînant la disparition des petites fermes, blâmant l’accouchement à la maison, condamnant les petites maternités à la disparition. L’intensification de l’élevage a grandement contribué au développement des industries chimiques et pharmaceutiques, avec l’utilisation d’engrais synthétique, d’herbicides, d’insecticides. L’élevage sélectif augmente la productivité de viande et de lait grâce à l’injection d’antibiotiques et des combinaisons d’hormones. Le fœtus, par la transmission placentaire, est exposé à une grande diversité de ces substances synthétiques solubles dans les lipides, et en particulier les insecticides et herbicides, substances polychlorinées qui s’accumulent dans les tissus adipeux. Il est donc important de s’inquiéter de cette pollution intra-utérine en étudiant la santé primale qui commence dès la période intra-utérine et se termine à la fin de la première année.
Noémie Renard anime depuis 2011 le blog Antisexisme.net. Elle a également animé un forum de discussion de 2011 à 2015 afin d’analyser les violences sexuelles dont sont victimes les femmes. Dans son livre En finir avec la culture du viol, publié en mars 2018 aux éditions Les petits matins, elle identifie les mécanismes favorisant les violences sexuelles et leur tolérance dans les pays occidentaux, et plus particulièrement en France. Elle met en lumière un ensemble de représentations culturelles et d’idées reçues qui banalisent les violences sexuelles.
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