Dans les pages qui suivent, je vais tenter de démontrer pourquoi le mythe du suprématisme de l’humain adulte mâle, étalon de mesure de toute chose, est le produit de la domestication. Ce mythe, dont la prétention est de se libérer de la fragilité et de la mortalité de la chair, s’appuie sur des institutions et des techniques de domination.
À l'heure où nous écrivons ces lignes, Mila est toujours harcelée et les femmes du CHU de Toulouse luttent contre une fresque pornographique. Cette fresque illustre l'art masculiniste, domesticateur/prédateur/pornographeur/féminicideur, qui érotise la torture et la mise à mort.
« Moi je chasse par amour. » dit l'ancien porte-parole de la Fédération nationale de la chasse, sur Europe 1 le 26 octobre 2018...
Survivre à la prostitution, les voix qu’on ne veut pas entendre, témoignages, M Éditeur. Note de lecture du livre de Francine Sporenda (par Ana Minski) Responsable rédactionnelle du site Révolution féministe, ex-membre du bureau de l’association féministe Les […]
Dans une série d’articles consacrés au progrès technologique, l’historien Christopher Lasch note qu’il y a peut-être quelque chose de profondément irrationnel au cœur de ce qu’on tient pour l’entreprise rationnelle par excellence.
Voici un récit à propos du pire récit jamais raconté. C’est celui que l’on vous raconte s’il a été décidé à votre naissance que vous deviez grandir pour devenir un vrai garçon et, un jour, un vrai homme. Cette décision a été prise à la va vite, après une simple inspection visuelle de votre entre-jambes de nouveau-né. Et personne ne vous a demandé votre avis puisque vous veniez tout juste de naître. Pourtant, cette décision allait déterminer une grande partie de votre vie, peut-être même sa plus grande partie.
Le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, des amies abolitionnistes du système prostitutionnel ont été insultées, agressées, menacées par des hommes et des femmes qui pensent, croient, hurlent, que la prostitution est un travail et le proxénète un chef d’entreprise. Voici le témoignage de l’une d’entre elles, survivante du système prostitueur
J’entends souvent dire que nous vivons dans des sociétés pacifiées et pacifistes, où le culte de la paix est si ancré que toute violence est condamnée, et que le progrès nous a permis d’inventer une société sécurisée et moins violente que par le passé. À bien y réfléchir, il me semble que beaucoup confondent paix et soumission.
Le corps de la femme comme terre à conquérir, à coloniser, est symptomatique d’une société qui valorise les actes guerriers et de conquêtes. Dans nos sociétés occidentales le contrôle étatique est bureaucratique, militaire et policier, et pour se reproduire il a besoin d’hommes qui méprisent les émotions, les affects, développent un phallocentrisme physique, intellectuel et moral.
Bianca Cendrine Bastiani, dans son roman autobiographique Cendrillon du trottoir, publié chez JDH éditions, retrace sa descente aux enfers dans le milieu de la prostitution, de la pornographie et du BDSM (Bondage, Discipline, Sadisme et Masochisme).