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Anna Mary Robertson est née à Greenwich, New York, le 7 septembre 1860. Elle est la troisième des dix enfants – quatre sœurs et cinq frères – de Margaret Shanahan Robertson et Russell King Robertson. Son père, agriculteur, dirigeait une usine de lin. Enfant, Moses a fréquenté pendant une courte période une école à classe unique devenue aujourd’hui le musée Bennington dans le Vermont, qui possède la plus grande collection de ses œuvres. Elle a commencé à peindre en suivant des cours d’art à l’école. Elle utilisait du citron et du jus de raisin pour fabriquer les couleurs de ses “paysages”, mais aussi de l’ocre broyée, de l’herbe, de la pâte de farine, du limon mou et de la sciure.

À douze ans, elle quitte le foyer familial pour effectuer des tâches ménagères dans la ferme d’une riche famille voisine. Pendant quinze ans, elle continue à tenir la maison, à faire la cuisine et à coudre pour des familles riches. Une de ces familles remarqua son intérêt pour les estampes Currier et Ives et lui acheta des crayons de craie et de cire pour créer ses propres œuvres d’art.

À vingt-sept ans, elle travaille dans une ferme où elle rencontre son futur époux. Ils travaillèrent à tour de rôle dans des fermes locales avant de pouvoir en acheter une. En 1927, Thomas Moses meurt d’une crise cardiaque, et c’est son fils qui l’aide à exploiter la ferme. En 1936, elle prend sa retraite et s’installe dans la maison de sa fille.

À partir de 1932, elle brode des dessins pour ses amis et sa famille, crée de beaux objets matelassés. À soixante-seize ans, souffrant d’arthrite, elle cesse la broderie pour la peinture, et quand sa main droite est trop douloureuse elle peint avec sa main gauche.

À quatre-vingt-douze ans, elle écrivit : « Quand j’étais toute petite, mon père nous donnait, à mes frères et moi, des feuilles de papier blanc. Il aimait nous voir dessiner, la feuille coûtait un penny et ça durait plus longtemps que des bonbons ».

Bien qu’elle ait d’abord exposé sous le nom de “Mme Moïse”, la presse l’a surnommée Grandma Moses, et c’est ce surnom qui lui est resté.

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