Le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, des amies abolitionnistes du système prostitutionnel ont été insultées, agressées, menacées par des hommes et des femmes qui pensent, croient, hurlent, que la prostitution est un travail et le proxénète un chef d’entreprise. Voici le témoignage de l’une d’entre elles, survivante du système prostitueur
Dans une société policée, civilisée, aliénée, où la majorité de la population est éduquée en vue de se soumettre, d’éviter et de fuir les conflits, l’hypocrisie, l’obséquiosité, la flatterie sont de mise. D’autant plus à ce stade du capitalisme qui tire profit de la psychologisation des sentiments empathiques pour s’aliéner les consommateurs. C’est pourquoi nommer les choses par leur nom, sans tourner autour du pot, est perçu par beaucoup comme une agression.
"Nous, peuples autochtones, sommes unis maintenant, mais cela nécessite une unité mondiale, une conscience mondiale. Par conséquent, nous avons parlé d'une "alliance mondiale", une alliance entre les peuples autochtones et d'autres frères non autochtones, conscients que nous devons tous ensemble construire de nouvelles voies."
Je vais utiliser des mots légèrement rudes et durs. Je dois dire, pour ma défense, que tous ces mots viennent de compañeras femmes zapatistes non indigènes. Alors, si ça vous scandalise, eh bien, restez bien calés au fond de vos chaises.
« L’espoir, comme le désespoir, sont les laisses de la soumission. Ce n’est pas en désespérée que j’agis, pas davantage par défi. Juste par raison et sagesse. »
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